23 mars 2017

"La femme-enfant" de Lou VERNET

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de janvier 2017


Un gros coup de cœur pour ce roman à huit clos en univers psychiatrique. 
Dérangeant, troublant, stupéfiant mais au plus profond très touchant.
Juste un extrait pour donner le ton :
"Sans répit, avec brutalité et dans le déchirement, la vie rompt, casse, détruit, donne un peu, reprend toujours."
Je ne connaissais pas cette auteur que j'ai découvert par le biais de Fabrice LIEGEOIS lors du salon de Nemours et franchement j'aurais raté une belle occasion de ne pas la lire… 
J'ai tout simplement été scotchée aussi par les dernières pages.....


Extrait :
« Sans répit, avec brutalité et dans le déchirement, la vie rompt, casse, détruit, donne un peu, reprend toujours. » (de « LA FEMME-ENFANT Roman noir » par Lou Vernet)



Résumé


Extrait : Pour la première fois ce matin, Luc m’a fait passer un papier « Qu’est-ce que tu connais le mieux de toi que les autres utilisent le plus ? ». J’ai su que ça venait de lui parce qu’après ça, il n’arrêtait pas de me regarder. J’ai haussé les épaules, style « tu m’en poses une colle » et j’ai pensé « foutu monde que le nôtre ». Y en a pas un pour rattraper l’autre. Des mots jetés à la dérive, devinette à deux balles, jeux de pistes pour trouver le trésor. Abattez les arbres, débitez le papier, la misère va parler. Je lui ai quand même répondu par une autre question « Enfermé dans un cercueil, le tête en bas, je parle toutes les langues. Qui suis-je ? ».
Une seconde amitié était née !
César lui, il a trouvé tout de suite. Il est sagace. Quand à Tibo, c’était le week-end, il avait une perm’ exceptionnelle.
Pas dit pourquoi. On attend qu’il revienne.


"Addictions" de Jac BARRON

Mon avis - Extrait - 4ème de couv - 
Lecture de mars 2017


Comment ressortir de ce thriller sans se poser tout en tas de questions. Très dur dans les scènes et psychologiquement tragique. Les addictions… tout un roman. Le style de l'auteur ne déroge pas de ces deux premiers livres d'une trilogie que j'ai déjà lu. Addictif et oui… on s'enfonce dans la noirceur de chaque personnage, dans les tortures, jusqu'à l'innommable. Les détails sont "croustillants". Pas de temps morts, tout s'enchaine. Presque 700 pages à transpirer, avoir des frissons. La dernière partie du roman est la plus sensible aussi. Il faut s'accrocher. Un thriller éblouissant. Âmes sensibles s'abstenir.

Extrait :

  •  « Le problème est que l’addiction ne règle rien : ni le problème de base ni l’accoutumance qu’elle crée en vous et encore moins la dépendance aux deux. L’un ne va pas sans l’autre : bien au contraire, ils font la paire. Et si l’addiction remplace temporairement celui ou celle qui pourrait vous aimer, vous apprécier, échanger avec vous, aller au restaurant ou au cinéma... vous persistez dans l’illusion de pouvoir vivre vos délires tout seul… jusqu’à ce que vous rencontriez des gens qui vous ressemblent, ce qui ne fait qu’aggraver votre servitude et la dangerosité d’une telle machination. » (de « Addictions » par Jac Barron)


Présentation :

Paris. Les cadavres s’amoncellent dans une mise en scène macabre. Pour les enquêteurs Dylan Loiseau et Salim Alaoui, spécialistes des cold case - les affaires classées – cela ne fait aucun doute : un serial killer a décidé de déchaîner les enfers, de semer la terreur, en punissant ses victimes perverties par toutes sortes d’addictions. De scènes de morts en scènes de crimes en série, Loiseau et Alaoui s’accrochent à un seul maigre indice : à côté de chacune des victimes, la présence de frelons.

« Le plus difficile n’est pas de mourir. Le plus difficile, c’est de vivre. Bien que je ne sois concerné ni par l’un ni par l’autre, je suis néanmoins convaincu de la pertinence de mon analyse. La mort intéresse chacun puisque nous mourrons tous, un jour ou l’autre. La combattre est donc généralement inutile. Mais la vie est bien autre chose... »


À mi-chemin entre Seven et Hostel, Jac Barron, en marionnettiste de l’horreur et de l’angoisse, explore les dérives de notre société de consommation au travers des vices qu’elle crée. Une fois l’angoisse estompée, c’est en toute logique que l’on en vient à s’interroger sur nos propres addictions.

« Jac Barron confirme sa patte, son style ! Par touches successives (des chapitres courts, un langage parfois cru), il en arrive comme pour ses précédentes œuvres à nous persuader de la véracité d’une machinerie infernale, œuvrant dans l’ombre, et dont les desseins sont autant de toiles représentant l’horreur humaine ! » - Blog de Ludovic Grignion, chroniqueur littéraire.

18 000 phrases, 180 000 mots...pour un suspens terrifiant !

"Dust" de Sonja DELZONGLE

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de janvier 2017


Thriller, sorcellerie, massacre des albinos dans certains pays d'Afrique, un livre qui nous emmène dans l'horreur du trafic d'humains.

Il ne se passe pas un seul moment de répit, tout s'enchaîne dans l'horreur et la terreur. Les personnages principaux sont tous très différents se voulant fort de caractère, mais devant toutes ses horreurs comment ne pas défaillir et quand même mener à bout son enquête.
J'ai été bouleversée par le sujet, je suis même aller voir sur la toile ce qu'il en ressortait et il s'avère que ces faits sont réels… Au nom de quelle croyance peut-on faire de telles choses!! Je me le demande tous les jours au vue des actualités, et c'est de même dans ce roman.
J'ai adoré l'écriture de l'auteure et je n'en resterai pas sur ce premier roman. A lire absolument, âmes sensibles s'abstenir. Ce roman m'avait été recommandé par Fabrice Liegeois et je l'en remercie…


Extrait :
  • "Installée sur le lit après une douche qu'elle rêvait glacée, l'ordinateur sur les genoux, elle tapa "massacre albinos Afrique" dans la fenêtre du moteur de recherche et aussitôt apparurent environ 1500 résultats. Ce qui était peu, vu l'importance du sujet."


4ème de couv.

Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l'enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine...

21 mars 2017

"Block 46" de Johana GUSTAWSSON

Mon avis :
Lecture de mars 2017

Pfou!!! Il est terrible ce roman, mais comment a pu faire Johana pour écrire, décrire tout ça…
On part en Suède, Angleterre, Allemagne, on dévie dans le temps pour revenir à l'instant présent.
Le dénouement est terrifiant, on ne peut pas le prévoir. Un très bel hommage à tous ceux qui ont vécu et survécu à ces abominations pendant cette deuxième guerre. Je garderais longtemps ce récit en mémoire.
L'écriture est fluide et rapide, les détails ne manquent pas. Âmes sensibles s'abstenir !!

4ème de couv :

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

« Attention, âmes sensibles s’abstenir. »

20 mars 2017

"Wilt 2" de Tom SHARPE

Mon avis :
Lecture de mars 2017

Ou : Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair.
Humour noir, décapant, hilarant pour certains passages. Un bon intermède entre deux thrillers. Les tribulations de la famille de Wilt sont quelque peu apocalyptiques… Pour se détendre il n'y a rien de mieux.

4ème de couverture :

Papa de quadruplées, professeur promu à la tête de son département, la vie d'Henry est devenue presque enviable. Mais Wilt n'aime ni son boulot, ni les femmes, et encore moins Eva, la sienne, dont il n'a toujours pas réussi à se débarrasser. Quand cette dernière lui annonce l'arrivée d'une jeune fille au pair Allemande sous son toit, la misogynie de Wilt ne fait qu'un tour...




"De Force" de Karine GIEBEL

Mon avis :
Lecture de mars 2017

Thriller psychologique, huit clos où là encore on se prend d'empathie pour le détracteur. Une haine indescriptible et tout à fait organisée, machiavélique se déchaîne sur les victimes, mais peut on parler réellement de victime aussi…. Où alors l'auteure a su me mener par le bout du nez pour excuser ses méfaits. Petit clin d'œil pour un des personnages de cette auteure qui m'a beaucoup émue. Encore une fois l'auteure a su me régaler.

4ème de couverture :

Elle ne m'aimait pas. 
Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. 
Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. 
De force. 
Mais on n'aime pas ainsi. 
Que m'a-t-elle donné ? 
Un prénom, un toit et deux repas par jour. 
Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. 
De mère indigne. 
Et de père inconnu. 

Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. 
En allumant la lumière, je reste bouche bée. 
Pièce vide, tout a disparu. 
Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. 
Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. 
Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. 
Je voulais savoir. 
Maintenant, je sais. 
Et ma douleur n'a plus aucune limite. 

La haine. 
Voilà l'héritage qu'elle me laisse.

14 mars 2017

"Serre moi fort" de Claire FAVAN

Mon avis :
Lecture de mars 2017

Thriller… oui, psychologique… oui, ça décoiffe avec Claire Favan. Pourtant ça démarre doucement, enfin avec quand même quelques scènes sanglantes et morbides, à partir de la moitié du roman… là c'est presque insoutenable. On sait que l'on ne peut y échapper, mais c'est là, sous nos yeux… Les personnages sont tous tiraillés dans tous les sens, on ne sait plus pour qui on a de l'empathie ou pas. Une torture pour nos sens exacerbés. Un mélange de sévices psychologiques et physiques vont s'en suivre entre Adam policier et le meurtrier. Je n'ai pu lâcher ce récit qu'une fois arrivée au mot fin… Si vous ne l'avez pas encore lu alors précipitez vous.


Présentation :

" Serre-moi fort. " Cela pourrait être un appel au secours désespéré. 
Du jeune Nick, d'abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l'incertitude et l'absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l'Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. 
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l'enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d'une rare violence...